[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[]
[Web Creator] [LMSOFT]
Si vous avez des soucis lors de votre navigation veuillez utiliser Microsoft Internet Explorer. Merci
cliquez sur l’image pour voir le proces verbal en complet
Pourquoi les 1000 Décibels ?


Bref historique :

En 1936 L'armée de l'air créait l'aérodrome des Milles. Ce n'est qu'après guerre, dans les années 50, que cet aérodrome a affirmé son existence sous deux aspects :

-      L'armée de l'air était gestionnaire principal de la totalité de l'aérodrome, et ne s'en servait que de base de liaisons aériennes administratives pour son Etat Major de la IV° Région Aérienne.  
-      Au Sud Est de la plate forme aéronautique une petite partie était allouée à l'aviation civile (DGAC) pour les vols de l'aviation légère et sportive. (Aéroclubs).

Cette cohabitation d'avions de liaisons militaires
avec l'aviation civile sportive a relativisé les
nuisances sonores comme les pollutions.
Ces dernières étant déjà moindre dans les
précédentes décennies.
C'est ainsi que deux sortes d'urbanisation
se sont développées autour de cette plate forme :    

- En zone limitrophe à l'aérodrome. Que l'on peut
délimiter à un rayon de 2 KM autour du terrain.
Zone moyennement bruyante, puisque assujettie
aux diverses manœuvres de décollages,
atterrissages et surtout de rotation des avions
écoles. Mais qui acceptée par certains a permis
une urbanisation significative dés les années 60.
(cercle noir carte ci-contre)

- Dans les villages voisins. (Eguilles, Puyricard, Ventabren, Cabriès, Bouc Bel Air, Luynes, Simiane et le sud d'Aix en Provence), situés au delà des deux KM et jusqu'à 6 à 8 KM. Où là les nuisances étaient quasi inexistantes, permettant une très forte démographie. (Cercle Bleu sur la carte).

Il faut ajouter, dans ce bref historique, que dès le 16 juillet 1969, cet aérodrome jusqu'alors exclusivement militaire a été ouvert à la Circulation Aérienne Publique (CAP). C'est-à-dire utilisable par tous les aéronefs Civils, militaires français ou étrangers.
Et que très curieusement, alors qu'à cette époque le trafic aérien civil était très intense la DGAC comme l'aéroport de Marignane ne l'ont jamais utilisé. Ni même manifester la moindre volonté en ce sens ! 

Voilà où en était la situation jusqu'en 1998 date où l'armée a fait connaître sa volonté de quitter cette base.  Aussitôt la DGAC a prétendu ne plus pouvoir fonctionner sans cet aérodrome.

Alors pourquoi ce subit revirement ?
        
La réponse est très simple :

Parce que la DGAC ne voulant pas qu'au départ des militaires cet aérodrome disparaisse, et ne voulant pas pour autant l'entretenir à ses frais pour la seule aviation légère et sportive, a prétendu et inventé des tas de raisons techniques pour y introduire des activités et donc un gestionnaire privé. Permettant ainsi de récupérer des royalties tout en protégeant l'existence de l'aérodrome. Et au diable les nuisances sonores, la pollution et les risques d'accidents, pour les riverains !!!
La tactique la plus facile était de prétendre que certaines activités sur Marignane devenaient gênantes. Pour cela dès 1999, dans la plus grande discrétion, la  DGAC et l'aéroport de Marignane rédigeaient un document complet pour la satellisation de l'aérodrome des Milles, afin d'y déverser ce qui venait d'être déclaré opportunément gênant sur Marignane. . " La nature a horreur du vide " dit-on ! (Voir en Documentation ci-dessous)










Quelles sont les conséquences en cas de satellisation ?

ELLES SONT DOUBLES:

Pour les riverains limitrophes. Ceux dans le rayon des deux KM , ce serait :
      
- Une énorme augmentation des nuisances sonores par les réacteurs comme les hélicoptères. En effet un réacteur en point fixe de décollage puis de montée génère presque le double de bruit qu'un moteur à explosion pour la même masse en sustentation. Or le poids des aéronefs à réaction prévus pourrait aller jusqu'à 34 tonnes. Soit 10 fois le poids des avions à moteur actuellement basés. (même si la durée de ce bruit est moins longue). Quant aux hélicoptères (les aéronefs les plus bruyants) le bruit est intense au décollage comme à l'atterrissage.
- Une forte augmentation des pollutions atmosphériques immédiates par les " poussées de kérosène " de ces nouveaux aéronefs.
- Un risque supplémentaire d'accident. Risques non négligeables liés à la fois à de nouvelles masses volantes (34 tonnes) comme à l'augmentation totale des mouvements sur la plate forme.
- L'implantation de nouvelles activités techniques sur la plate forme. Si certaines seraient discrètes, d'autres à l'instar d'une déjà introduite en catimini par la DGAC durant les pseudo-négociations, seraient plus bruyantes et polluantes

Pour les riverains périphériques des villes et villages voisins :  

Avant tout ce serait pour tous ces résidents l'apparition de nouvelles et fréquentes nuisances sonores et pollutions liées :
      - A l'élargissement des rayons d'approches et d'attentes des aéronefs.
      - Aux nouveaux rayons de manœuvres des plus gros porteurs.
      
- Aux bruits plus élevés des réacteurs.
      - Aux bruit très gênants des pales d'hélicoptères même hauts.
      - Au Kérosène dissipé dans des ciels jusque là épargnés.

Certains, pour couper court aux vrais discours, critiquent tous les riverains (limitrophes ou périphériques) en leur reprochant de s'être installés aux environs d'un aérodrome. Si cela peut être en partie vrai, c'est aller un peu vite en oubliant qu'ils ne se sont pas installés de force !! Les nombreuses administrations rattachées à l'urbanisation leur ont bien délivré un permis de construire ! Ne dit on pas que " gouverner c'est prévoir " ? Donc si ces permis de construire ont été généreusement alloués alors que dès 1969 cette plate forme était ouverte à la Circulation Aérienne Publique, c'est bien qu'elle n'avait, et n'a toujours pas, un quelconque intérêt économique ou technique. Preuve, parfaitement confirmée par l'indifférence passée de Marignane, comme actuelle, malgré le document de circonstance de 99.


Création des 1000 Décibels :

       Ayant eu très vite connaissance du document pourtant confidentiel de 1999, un groupe d'amis, après avoir alerté sans succès, certains politiques, décide de créer une association intercommunale de défense des riverains. Le 20 Octobre 2000 naissait                  " Les 1000 Décibels ".

Notre seul but : 
Nous opposer à toute forme d'extension sur cet aérodrome très enclavé afin que les nuisances existantes restent au niveau accepté par les riverains limitrophes, et ne viennent pas s'élargir sur les villes périphériques jusque-là épargnées.

Cet objectif se définissant ainsi :

Respecter les existants. C'est-à-dire les aéroclubs ainsi que les quelques activités commerciales ou artisanales développées sur ce site, présentes avant notre urbanisation.
- Empêcher toutes activités aéronautiques supplémentaires sur cet aérodrome afin de ne pas laisser se créer des survols bruyants, polluants et dangereux sur des villes et villages jusque-là épargnés.
- Empêcher toutes mutations d'aéronefs de Marignane sur Les Milles afin de ne pas ajouter des nuisances supplémentaires aux riverains limitrophes comme plus lointains.

Afin de prouver ces réalités aux autorités administratives ou politiques nous avons réalisé une pétition dès 2001. 

En quelques semaines nous réunissions 15.548 signatures refusant toute forme d'extension.














































Les réactions des autres associations et les actions :

Nous devions être très vite rejoints dans notre action par d'autres associations de défense de l'Environnement des villes périphériques qui avaient bien compris le risque d'élargissement des nuisances à leurs villes. Il S'agit d'AECV d' Eguilles, d'EVE de Ventabren et d' AQSEVP de Simiane Collongue.       

Curieusement les associations des riverains limitrophes, dont certaines plus anciennes que nous, étaient plus frileuses à nous suivre. Certaines très illogiquement voulaient la fermeture pure et simple de l'aérodrome, tandis que d'autres voulaient bien nous rejoindre, mais en cherchant à orienter les actions contre les nuisances existantes sur la plate forme plutôt que vers le vrai nouveau problème qu'était le projet de satellisation de l'aérodrome à Marignane, avec un transfert important de nouvelles nuisances supplémentaires (réacteurs, hélicoptères etc..) qui auraient été une catastrophe de bruit et de pollution pour les riverains limitrophes comme périphériques.

      Malgré tout, l'un dans l'autre de 2002 à 2006, les diverses associations ont réussi à faire front commun contre toutes les tentatives de manipulations des administrations en charge du dossier.

      En juin 2005 une première charte vide de tout encadrement et d'engagement, ne tenant aucun compte de nos demandes, était présentée subitement par les administrations. Cette charte avait la particularité de proposer la création d'un comité de suivi auquel même les non signataires pouvaient participer. Proposition qui ne cherchait que la reconnaissance implicite des non signataires à travers cette présence.  AECV Eguilles, ADQSEVP Simiane, CIQ Millois, UDVN 13 soutenues par EVE de Ventabren et Collectif de la Duranne ont refusé en bloc cette charte.  (voir en Documentation ci-dessous).




















De nouvelles négociations se sont faites. Plus souvent en fait sous forme de monologue des administrations.

      Puis subitement, sans tenir compte de notre opposition à toute extension, en août 2007 une nouvelle charte était proposée. (voir en Documentation ci-dessous)






















Cette deuxième version était pire que la première. Certes elle apportait enfin, ce qui nous avait toujours été présenté comme impossible : la possibilité de l'utiliser juridiquement en cas de non respect des accords.
En échange elle introduisait 5000 mouvements d'aviation d'affaires, un gestionnaire comme interlocuteur dans les débats (dont l'existence se trouvait validée, et par là même la satellisation effective), et restait muette sur les vols d'hélicoptères et autres aéronefs
(Sécurité civile, parachutages, vol à voile, etc…)    
Enfin, elle proposait de " peaufiner " ces propositions dans un comité de suivi. Seule condition : devoir signer la charte avant de pouvoir participer à ce comité !
Il faut noter qu'en signant cette charte déjà en opposition avec notre refus d'extension pour participer au comité de suivi, nous nous serions finalement retrouvés à devoir négocier sur les nuisances introduites et à introduire, et non comme nous l'avons clairement exposé dès notre création en 2000 à dialoguer sur l'opportunité de créer de nouvelles nuisances sur l'aérodrome des Milles. Ce qui est totalement différent.   
Présentée sous cette forme l'opposabilité juridique pouvait nous être accordée ! Puisqu'il n'y aurait plus à rien à contester, ni à négocier puisque tout était accepté en signant la charte !
       
      
Là deux visions se sont opposées :

- Certains riverains limitrophes qui voulaient régler leurs problèmes de nuisances spécifiques au voisinage d'un aérodrome et qui nécessairement existaient depuis longtemps, voulaient signer cette charte en espérant régler leurs problèmes dans le comité de suivi.   

- Les riverains périphériques, qui dès la création des 1000 Db s'étaient joints à nous avec but unique de refuser toute extension sur cet aérodrome. Puisque aucune raison technique ni économique le justifiait pourquoi devrions-nous accepter de nouvelles nuisances qui alourdiraient celles existantes pour les limitrophes et de plus viendraient polluer les ciels périphériques jusque-là épargnés ?
(voir ci-dessous une très importante lettre qui le confirme totalement)





















C'est ainsi que : AECV d'Eguilles, 1000 Décibels, ADEQVP de Simiane, soutenues par EVE de Ventabren, et UDVN 13 ont refusé le 4 décembre 2007 de signer cette  deuxième charte pénalisante et ont proposé, en échange à Monsieur le Sous-Préfet, la mise en place d'un arrêté de restriction qui encadrerait toutes les activités sur cet aérodrome. (Voir cette importante proposition en Documentation ci-dessous)













2008 / 2009
      
Tout a été fait, et à tous les niveaux hiérarchiques, pour que notre proposition d"arrêté de restriction" n’aboutisse pas chez M. le Ministre des Transports seul habilité à y apporter une réponse.

En novembre 2008, bien que cette 2° charte n’ait que 8 signatures sur 21, M. le sous préfet décide de la considérer officielle, contre l’avis de la C.A.D.A. et ses propres engagements, et met en place son comité de suivi.
( Voir ci dessous copie de sa lettre de mai 2008 )      





En Septembre 2009, plus de 20 mois se sont écoulés sans que la charte ne dépasse 9 signatures sur 21. (Voir menu "En cours" copie des signataires)

Grâce à la C.A.D.A. nous avons pu obtenir copie des comptes rendus des deux premières réunions du comité de suivi de la charte. (Voir menu "En cours" Extraits de réunion).


























Les 1000 decibels
cliquez pour agrandir
cliquez pour agrandir
cliquez pour agrandir
cliquez pour agrandir
cliquez pour agrandir
cliquez pour agrandir